poeme sur les alpilles

Je m'enivrerai de parfums,
Glissant le long du corps
Votre écharpe de senteurs,

Et, me fardant de chaleur,
J'emprunterai vos monts; Trésor, 
De blancs, et de bruns.

Flattées par ces vents charmants,
Fidèles à vos rondes et vos chants.

Et, vagabondant sur vos terres
A l'azur mi-bleuté,

Ici le bonheur sera frère :

De votre ombrageuse clarté.