poesie sombre

Voguez, voguez !
Sans ne jamais vous retourner,

Par-delà les brumes sombres
Voguez !

Jusqu'à même, être damné,
Découvrir le rivage des ombres,

Voguez !

Mais, ne m'attends pas en ton royaume : Satan !
La beauté du mal, ne coule pas dans mes veines.
Ô, j'y voyais nûment l'issue à ce sang

Versé sur terre ou la bêtise se fait reine.

Père des monstres, des guerres et des tourments,
Sire d'une armée plus forte que les temps,
Je ne suis pas de celles que tu aurais dans ton camp,
Malgré la haine que je voue, à tous les vents.

Je glisserai peut-être vers d'autres contrées,
Loin des hommes, de ses redoutables guerriers.
Ta pénombre en mon coeur s'est déjà égarée,
Mais, jamais auprès de toi je ne serai...

Quoique, si par un soir de pleine lune sait-on jamais
L'on se croisait... P
ourquoi ne tenterais-je pas l'aventure,
Qui après tout me paraît si sensée. Et sentant le jour affamé
Tel un glaive me foudroyer; La
 terrestre brûlure
M'incendier et m'éclairer; I
maginant mon âme dans ton esprit
Voyager, y 
trouverais-je un être capable d'aimer... Voguer oui

Au creux de la vague qui se meurt,
Sur les mers, de l'étrange noirceur.