poème

Je n'ai crainte mon coeur, de ces mauvais regards
Qui, s'arrêtant sur mon être avec tant de retards,
Offensent les dieux et mes siècles de sagesses,
Attisent les maux durs qui s'acharnent et blessent.

Si de l'autre côté du sublime trottoir,
Je percevais un seul doigt se baisser devant moi.
A la place... Cibler l'arbre, les oiseaux ou un toit,
Peut-être y verrais-je le sourire, un infime espoir...

Mais rentrant en mon antre le visage sans fards,
Me cachant dans les brumes ou se brisent les dards,
Tamiser la lanterne, la promesse d'un départ,
Je ne suis que moi même, un fardeau, mon histoire.

Il ne faut avoir crainte de cet affreux cauchemar
Qui, s'abattant sur mes jours sans l'ombre d'un égard,
Trouble mon âme d'innommables largesses,
La beauté qui en moi se para de faiblesses.

Et défiant de la plume tous ces sombres regards,
Ma bonté sera vertu, le royaume des arts.