poesie onirique

J'appelais ma providence,
Loin des sentiers reconnus.
Elle m'apparut en silence,
Au détour d'une rue.

Chaude mais, sauvage,
Elle m'offrait en cadeau,
Un vent d'est de mirages,
Deux misérables sabots.

La brise me porta,
Les sabots me menèrent,
Vers le destin de mes pas
Bordé de chimères.

Ce tout premier jour,
Je rencontrais le hasard.
D'un regard de velours,
Il me prêtait son foulard.

La brise me vola,
Le précieux tissu,
Qui se posait tout là-bas
Dans la main inconnue.

Mon soulier trouvait l'amour.
Il était accroché,
Dans les sombres détours
De nos heures gâchées.

Il avait clamé la providence,
Loin des sentiers reconnus.
Je lui apparu en silence,
Au détour de sa rue.